Balade nocturne

Soupçonne moi du meilleur
Ne me ménage pas du pire
Présente moi le bonheur
Je suis prête à souffrir

Anniversaire

le temps Grandit et se prélAsse un instant
jouR d’Anniversaire retieNt l’éphémère
tel l’accroche d’un Cœur à de vifs sentiments
de mots et rEgards cachés à la forte mer

Chaleurs vides

Retrouver les temps confisqués des terrasses
Le plaisir simple d’être face a face
Anonyme dans un monde bagatelle
Rallumer un sourire toujours fidèle

Anniversaires

Me dire qu’il y a un an nous étions si proche
Pour être de nouveau perdue, le poing dans la poche
Retourner à mes routines pour échapper aux temps
Cheminer librement mènera vers d’autres instants

Flux et reFLux

Revenir à Nous, par quelques touches, lettres, mots, phrases et premières réponses.
Libérer son coeur d’un casse-tête insoluble, se réjouir qu’il soit toujours là, miraculeusement offert, attentif à cette vibration.

Trouver à nouveau un ligne, un chemin à parcourir, des projets, des victoires, des attentes, des questions.
Partager nos doutes comme nos certitudes et petit à petit se laisser faire par l’autre, lui laisser la main, sereinement, en confiance.

Trouver les mots laissant une lumière sur un sombre chemin, sans douter malgré la pénombre et les obstacles de sa bonne voie.
Garder ce besoin d’irradier non pas pour briller mais apporter cette flamme à tant d’autres

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Nuisique

Attendre la pluie
Retrouver l’ennuie
Oublier la douleur
Ressentir son odeur

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Sonnet A

Je t’ai ouvert par mon cœur la porte de ton âme
Envahie depuis par notre souffrance partagée
Traumatisée soudain de ton absence éplorée
Animée du don de tes mots et de tristes larmes

Impatiente de nous revenir apaisée enfin
Malgré nos tristes colères prémisse aux calmants
Existante car enfin rescapée de sombres néants
Gardant pour toi mon amour ma flamme dans un couffin

Avec en mon cœur la perfide peur de te perdre
Regrettant de n’être si forte pour ne pas douter
Agité de l’attachement que nous n’aimons subir

Ne faudra-t-il point un jour finir par le détendre
Cruelle difficulté de t’aimer sans t’emprisonner
Et choisir de vivre au présent nos buts à venir

Si j’étais moi

Maintenant que le conditionnel est devenu passé,

qu’à présent je prépare mon futur

Le peu d’imparfait qu’il reste dans ma vie,

fait disparaitre le subjonctif de mon cœur.

Retour hésitant

L’entendre après tout ce temps est étrange, non pas qu’elle soit devenue une inconnue mais au contraire que rien n’ai changé alors que tout autour de nous et nous-même a été bouleversé.
Cela renforce ce sentiment d’un lien invisible qui nous dépasse, immuable, tenace et que nous cherchons parfois l’une et l’autre à tester dans ses limites alors qu’il n’en a pas.

Il me tarde de repartir, revenir, tout changer et poursuivre avec tendresse ce chemin que j’appréhende, espère et qui me révolutionne à chaque pas, arrêt et même chute.
Oui, il y aura encore des luttes, des conflits, de la colère en nous mais cela nous dépassera toujours.


Il faut en convenir, ce n’est pas cette individualité titubante qui nous dirige bien plus loin que le vents pourraient nous emporter.

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Souffrance et Tolérance

Il me faut parler en ce soir de ma souffrance
Celle qui tel Job me fait regretter ma naissance
La perte d’un père, le mauvais amour d’une mère
Inconsolable à ne plus vouloir aimer, égoïsme amer
Ce mauvais corps que j’ai tenté d’élever, d’éduquer, changer
Espérant devenir méritante d’être aimée sans danger

Pourquoi me sentir maudite de ne pouvoir être désirable
Pourquoi me rapprocher de celles qui en son incapables
Pourquoi ne plus voir et entendre les chérubins du bonheur
Pourquoi perdre la foi et trouver l’oublie dans la torpeur

Je ne peux croire que cette main invisible soit incertaine
Mais que je sois inapte d’en comprendre ses chemins
Pourtant le monde m’émerveille de ses créations à dessein
D’y croiser des anges dont je suis si proche, si lointaine

Je suis pourtant créatrice, mes oeuvres sont légions
D’amour je me nourris, celui que je donne, que je mendie
Bien que transit de peur, il m’attire telle la torche brandie
Je laisse battre mon coeur, sur ton chemin sans directions
Je ne cherche qu’à être juste, libre et ouverte à ta parole
Qu’importe si elle ne me raisonne, c’est une bien belle obole