Sonnet A

Je t’ai ouvert par mon cœur la porte de ton âme
Envahie depuis par notre souffrance partagée
Traumatisée soudain de ton absence éplorée
Animée du don de tes mots et de tristes larmes

Impatiente de nous revenir apaisée enfin
Malgré nos tristes colères prémisse aux calmants
Existante car enfin rescapée de sombres néants
Gardant pour toi mon amour ma flamme dans un couffin

Avec en mon cœur la perfide peur de te perdre
Regrettant de n’être si forte pour ne pas douter
Agité de l’attachement que nous n’aimons subir

Ne faudra-t-il point un jour finir par le détendre
Cruelle difficulté de t’aimer sans t’emprisonner
Et choisir de vivre au présent nos buts à venir

Si j’étais moi

Maintenant que le conditionnel est devenu passé,

qu’à présent je prépare mon futur

Le peu d’imparfait qu’il reste dans ma vie,

fait disparaitre le subjonctif de mon cœur.

Souffrance et Tolérance

Il me faut parler en ce soir de ma souffrance
Celle qui tel Job me fait regretter ma naissance
La perte d’un père, le mauvais amour d’une mère
Inconsolable à ne plus vouloir aimer, égoïsme amer
Ce mauvais corps que j’ai tenté d’élever, d’éduquer, changer
Espérant devenir méritante d’être aimée sans danger

Pourquoi me sentir maudite de ne pouvoir être désirable
Pourquoi me rapprocher de celles qui en son incapables
Pourquoi ne plus voir et entendre les chérubins du bonheur
Pourquoi perdre la foi et trouver l’oublie dans la torpeur

Je ne peux croire que cette main invisible soit incertaine
Mais que je sois inapte d’en comprendre ses chemins
Pourtant le monde m’émerveille de ses créations à dessein
D’y croiser des anges dont je suis si proche, si lointaine

Je suis pourtant créatrice, mes oeuvres sont légions
D’amour je me nourris, celui que je donne, que je mendie
Bien que transit de peur, il m’attire telle la torche brandie
Je laisse battre mon coeur, sur ton chemin sans directions
Je ne cherche qu’à être juste, libre et ouverte à ta parole
Qu’importe si elle ne me raisonne, c’est une bien belle obole

Mai d’armistice

Quittant mon ancien camps, délivrée de mes chaines
Ne plus me servir de mes armes, sans colères ni haines
Contre celles qui me ressemble, ceux dont je diffère
Contre ce monstrueux corps, aux cellules mortifères

Renoncer au combat par dignité et force courageuse
Retourner à la paix, nue, fragile et souvent amoureuse
La guerre continue par malheur, mais je n’y participe plus
Construisant après m’être reconstruite, ne m’opposant plus

Paix et miséricorde

Il me reste encore de l’encre
Pour te dire que tu me manques
Même si mes larmes sont sèches
Elles n’effacent pas nos flèches

Avril révélé

Aux notes pathétiques, choisir le bon mot
Nul recherche d’affection pour sécher mes maux
Offrir un coeur sans limite par pur bonté
La vrai beauté est là, nulle ambiguïté

Profiter des temps cléments de fausse grandeur
Renoncer aux dieux, sublime reine d’effroyeur
Mais qui ne sait donner ne saura que mendier
Car de même torpeurs tu devras t’amodier

Avril Apaisé

Se laisser surprendre au matin
Oublier l’avenir incertain
Le meilleur est toujours à-venir
A pouvoir Aimer sans se retenir

Février éploré

J’ai ouvert par mon cœur la porte de ton âme
Envahie depuis de ta souffrance partagée
Traumatisée soudain de ton absence éplorée
Animée du don de tes mots et de tes larmes

Impatiente de pouvoir nous revenir apaisée enfin
Malgré nos colères ne comptant comme calmant
Existante car enfin rescapée de ce perfide néant

Janvier Silencieux

Quand la neige recouvre les larmes,
Quand le froid étourdi la peine,
Quand la nuit étouffe le silence
Il faut quoi qu’il arrive garder l’espoir